Le regard mélancolique dans la poésie de Baudelaire
DOI :
https://doi.org/10.15168/t3.v0i10.302Mots-clés :
Charles Baudelaire, Walter Benjamin, mélancolie, éros, allégorie, image dialectique, Prostituée, empathie avec la marchandise, utopieRésumé
L’oxymore des yeux sans regard est un motif récurrent dans Les Fleurs du mal. Chiffre qui rassemble des phénomènes divers, de l’apparence pure au regard séducteur de la marchandise, il peut être lu comme une allégorie de l’éros dans la modernité. L’idée de cet article est d’examiner ce motif à la lumière de la réflexion benjaminienne sur Baudelaire. Il s’avère que les yeux sans regard renvoient à la « melencolia illa heroica » de la Renaissance comme à la destruction de l’aura en tant qu’affirmation héroïque des techniques de reproduction. À partir de cette construction historique, le chiffre baudelairien semble se diriger vers une double issue. Dans un cas, la métamorphose de l’empathie avec la marchandise par l’intermédiaire critique de la mélancolie. Dans l’autre cas, que nous nous contentons d’esquisser, l’abandon de la mélancolie au profit d’une affirmation érotique des techniques de reproduction qui n’échappe pas à la sphère de la rédemption.
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© Sylvia Kratochvil 2018

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